Aiserey

Aiserey est une commune se situant en région Bourgogne, dans le département de la Côte-d’Or. Peuplé de 1300 habitants, le village dispose comme particularité d’être traversé par le Canal de Bourgogne.

Malgré une taille modeste, la commune recèle de petits trésors qui méritent réellement le détour pour ceux qui prendront la peine de s’y arrêter.

Histoire

L’histoire du village tout d’abord est particulièrement atypique. L’origine du nom vient du celtique, en étant à la base “Alziliria”. Chef-lieu d’un large canton jusqu’à la constitution de l’an VII, la paroisse offrait un cours d’eau plus large à l’époque. Depuis, celui que l’on nommait alors Ouche Uscara, a connu des travaux d’endiguement tout au long de Rouvres et Fauverney qui ont réduit considérablement son flux. Affublé par la suite du diminutif Oucherotte, le cours d’eau rejoint la Biètre, qui elle même se jette par la suite dans la Vouge, dans une embouchure à quelques encablures de la Saône.

La Noirepotte est une seconde rivière traversant Aiserey, dont la source se situe dans les bois de Tarsul. Pour une idée de sortie à Lyon dans le moindre recoins nous vous conseillons un autre site Internet.

Attractions à Aiserey

L’une des attractions d’Aiserey provient justement d’un lavoir, qui depuis 1996 a été réhabilité en cabinet médical mais sans dénaturer sa configuration de départ.

L’église constitue aussi un lieu particulièrement intéressant, d’autant que son évolution a été assez singulière. Dédiée à Saint Aubin d’Angers, l’église était au départ un oratoire, qui par la suite deviendra une chapelle en 636. Les instigateurs de cette transformation sont les moines de Bèze, propriétaires de l’époque. Ils firent par la suite le choix de céder l’édifice en l’échangeant avec Saint Bénigne.

Lors d’une visite à Aiserey, difficile de rester insensible à la beauté du château. Avec de surcroît là aussi une histoire pour le moins compliquée.

Car si certains registres notent la présence de deux à trois châteaux, celui qui fut finalement détruit en 1771 dispose d’une genèse originale. Après divers transferts de propriété, un nouveau château sera construit en 1748 avant d’être détruit. Après la Révolution, l’édifice sera reconstruit pour devenir la propriété de la famille Léjéas, dès 1796, qui la conservera jusqu’en 1994, date à laquelle elle deviendra possession des De Royère.

Projets

La réputation d’Aiserey a longtemps tenu par la présence de la seule sucrerie de Bourgogne en son sein. Ainsi, cette véritable attraction a donné lieu à une fête annuelle, la Fête du Sucre, qui se déroulait tous les deuxièmes dimanches de septembre. L’occasion pour les nombreux spectateurs venus de toute la région et d’ailleurs de découvrir des créations sur la base du sucre, avec des bonbons, du chocolat,… Toutefois, la sucrerie a fermé ses portes en 2007, et la fête a survécu quelque temps seulement. Mais le site a été reconverti depuis par deux projets très intéressants, à savoir la culture du miscanthus, qui sert à alimenter les chaudières biomasses. L’un des anciens silos de la sucrerie a lui été converti en moulin pour produire de la farine bio.